Dans
cette brochure, nous appellerons la personne qui vous a fait mal un homme. Les femmes sont également les victimes de violence familiale infligée par des femmes de la famille, des soignants ou par leur partenaire
lesbienne. L'agresseur peut être une femme mais les statistiques montrent que la majorité des agresseurs sont des hommes.
À qui s'adresse cette brochure ?
Cette brochure s'adresse à celles d'entre vous qui
ont des incapacités, sont sourdes ou malentendantes et qui subissent des mauvais traitements physiques ou sexuels de la part d'une personne de leur entourage. Elle s'adresse aussi aux procureurs de la Couronne, aux
avocats, aux policiers, aux travailleurs sociaux et aux employés du Programme d'assistance aux victimes et témoins à des fins de discussion avec les femmes ayant des incapacités. Tous ces gens doivent s'assurer que les
nouveaux tribunaux de la violence familiale rendent service aux femmes.
La violence envers les femmes
Toutes les femmes risquent d'être les victimes de violence et de mauvais traitements. Au Canada, la
moitié des femmes âgées de plus de 16 ans subissent des mauvais traitements au cours de leur vie, a montré une étude de Statistique Canada de 1995. Les hommes ont souvent recours à la violence ou menacent de l'employer
pour contrôler le comportement des femmes.
La violence familiale comprend les mauvais traitements infligés aux femmes par un partenaire intime ou par un parent proche. Les femmes ayant des incapacités et les femmes
sourdes ou malentendantes peuvent subir des mauvais traitements infligés par leur partenaire intime, leur conjoint, un ou les deux parents, leurs enfants adultes ou leurs soignant.
Parmi les types les plus fréquents de violence on compte notamment :
- la violence physique, comme par exemple les claques, les brûlures, blesser avec un couteau, utiliser des entraves physiques ou chimiques, l'alimentation forcée, la stérilisation ou l'avortement sans
consentement, prescrire trop de médicaments ou trop en administrer.
- la violence sexuelle, comme par exemple obliger ou contraindre une femme à se soumettre à des activités sexuelles, exiger des services sexuels en échange de soins personnels, les agressions sexuelles sous
prétexte « d'éduquer une femme sur sa sexualité », obliger une femme à se prostituer ou à faire des films et des photos pornographiques.
- la violence psychologique,
comme par exemple critiquer ou insulter la personne, l'empê_her d'utiliser les mains pour communiquer, lui enlever les béquilles, la menacer de retirer son parrainage, « révéler » à la famille et aux membres de la communauté les personnes lesbiennes (« révéler » signifie dire qu'une personne est lesbienne, gaie ou bisexuelle sans lui demander la permission), suivre et harceler la personne, lui refuser les services nécessaires.
- la destruction des biens
, comme par exemple la destruction d'objets ayant une valeur sentimentale, des objets personnels et des animaux de compagnie, des appareils et des accessoires fonctionnels essentiels
à l'indépendance d'une femme.
- la négligence
, comme par exemple refuser de donner la nourriture, les soins et les médicaments, punir une femme en la laissant seule dans la baignoire, le lit ou la chambre, refuser d'aider une femme avec
les soins personnels.
- la violence économique
, comme par exemple enlever à une femme le droit de gérer ses finances, prendre son chèque de paye ou de prestations sociales.
Ce sont tous des types de violence. En vertu des lois canadiennes et selon les circonstances, pas tous sont des crimes. Les actes de violence qui ne sont pas considérés des actes de violence familiale sont confiés au
système judiciaire général. Au moment de porter accusation, la police vous dit dans le cadre du quel système judiciaire votre cause sera entendue.
Si vous n'êtes pas certaine que ce qui vous est arrivé soit un acte
criminel, demandez à la police ou aux employés :
- d'une maison d'hébergement pour les femmes victimes de violence de votre quartier
- d'un centre d'intervention ou d'une clinique d'aide juridique
- d'une ligne d'écoute téléphonique pour personnes maltraitées
- de groupes locaux et régionaux des personnes ayant des incapacités.
Les femmes ayant des incapacités et les femmes sourdes courent-elles un risque plus élevé de subir des actes de violence ?
Les femmes ayant des incapacités courent un risque plus élevé de subir des actes de
violence à cause de l'attitude négative de la société à l'égard de l'incapacité. Les femmes ayant des incapacités ont 34 % plus de chances de subir des agressions physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint que
les femmes non handicapées. Les femmes sourdes ou malentendantes courent également un risque plus élevé d'être les victimes d'actes de violence.
Les femmes nées avec une incapacité, les femmes ayant des incapacités
profondes et les femmes qui vivent en institution courent un risque plus élevé de mauvais traitements répétés.
« La société ne nous voit pas telles que nous sommes en tant que personnes. Elle nous voit telles que
les gens nous voient. Cela veut dire que nous nous retrouvons souvent dans des situations où nous courons un risque plus élevé d'agression et de mauvais traitements. »
- Isaura
La violence touche les femmes ayant divers types de déficiences, notamment :
- déficience intellectuelle
- trouble visuel
- handicap moteur
- difficulté d'apprentissage
- déficience psychiatrique
- trouble de la parole
- déficience cachée, telle que l'épilepsie ou le syndrome de fatigue chronique.
Et si je subis d'autres types de discrimination et de violence ?
« Je n'ai pas contacté la police parce que mon mari m'a dit que j'allais être déportée parce que je ne suis pas encore [immigrante]
"reçue". Il a dit que peu importe si sa violence a provoqué mon incapacité ! »
-Fatima
Si vous vous inquiétez au sujet de
votre statut d'immigrante et d'éventuelles conséquences si vous signalez les mauvais traitements que vous avez subis, demandez conseil auprès d'une clinique communautaire d'aide juridique ou d'un avocat en immigration.
« Les interprètes que la police avait fait venir ne connaissaient pas mon dialecte. Je savais qu'ils ne disaient pas à la police ce que je disais, mais je n'y pouvais rien faire. »
- Kamisa
Vous avez le droit d'avoir des
interprètes culturels ou des traducteurs qui parlent votre langue ou votre dialecte. Si vous avez des doutes au sujet des interprètes employés, parlez avec la police ou avec les employés du Programme d'assistance aux
victimes et témoins.
« J'avais peur d'appeler la police parce que je suis autochtone et j'ai une déficience. Je croyais qu'ils allaient prendre mes enfants ou qu'ils allaient m'emmener et laisser mes enfants avec
lui ! »
- Edna
Vous pouvez avoir peur que
le système ne vous aide pas à cause de votre race ou origine ethnique parce que vous avez déjà eu des expériences similaires. Vous avez le droit à un traitement équitable devant le tribunal. Trouvez des intervenants de
votre communauté pour vous aider au cours de cette démarche. Vous trouverez quelques ressources à la dernière page de cette brochure.
Quel est le rôle de la police ?
Demandez toujours aux policiers leur nom, le
numéro d'insigne et le numéro de téléphone.
Si un acte criminel a été commis, la police doit porter accusation et arrêter la personne qui vous a infligé des mauvais traitements. Une fois que la personne qui vous a
fait mal a été accusée d'une infraction pénale, on l'appelle « accusée ». Dans les affaires de violence familiale, la police peut mettre l'accusé en prison et l'y garder pendant une certaine période.
La police doit respecter certaines règles. La police peut :
- inculper d'agression la personne qui vous a infligé des mauvais traitements ;
- vous emmener dans un endroit sécuritaire ;
- vous emmener chez le docteur pour un examen médical si vous avez subi une agression ;
- faire respecter une injonction qui existe déjà ;
- prendre des photos de vos blessures comme preuve qu'un acte de violence a été commis ;
- vous mettre en contact avec le Programme d'assistance aux victimes et témoins.
« La police peut ne pas se soucier d'écouter mon témoignage. Les policiers peuvent avoir du mal à parler à une femme qui a une incapacité aussi profonde que la mienne. En effet, ils peuvent ne pas croire que
quelqu'un désire avoir des relations sexuelles avec moi, et surtout des relations sexuelles forcées. »
- Fabienne
Vous pouvez penser que la police ne croira pas que vous soyez un témoin crédible devant le tribunal et que, par conséquent, ils ne porteront pas accusation contre la personne qui vous a fait mal. Vous pouvez penser
que la police croira cette personne parce qu'elle n'a pas d'incapacités, n'est pas malentendante, peut parler plus clairement que vous ou parce qu'elle est la personne qui vous soigne.
« La police ne m'a pas crue
parce que mon mari utilise lui aussi un fauteuil roulant. Ils ont dit : "Il a l'air assez inoffensif". »
- Shani
Vous pouvez penser que la police ne portera pas accusation parce que la personne qui vous a fait mal a des incapacités.
Beaucoup de changements positifs
ont amélioré la réponse de la police aux actes de violence familiale suite aux efforts des groupes de femmes, de personnes ayant des incapacités et communautaires. La police a des lignes directrices qui disent qu'ils
ne devraient pas se laisser influencer par certaines choses lorsqu'ils décident de porter accusation, notamment par :
- l'incapacité ou le refus perçus de la victime d'assister au procès ;
- la crainte du policier que la victime ne subisse les représailles de l'agresseur ;
- la race, l'origine ethnique, l'orientation sexuelle, la classe sociale ou l'occupation de la victime ;
- la possibilité d'obtenir une condamnation.
Si vous estimez que la police ne porte pas accusation pour une des raisons énumérées ci-dessus ou si vous ne comprenez pas pourquoi ils ne portent pas accusation, vous pouvez :
- demander à la police de vous expliquer pourquoi ils ne portent pas accusation,
- contacter un officier supérieur du Commissariat de police de votre quartier,
- contacter un groupe d'intervention qui figure sur la liste à la dernière page de cette brochure,
- contacter un groupe local de femmes, d'intervention au nom des personnes ayant des incapacités ou un centre d'aide aux victimes d'agression sexuelle, pour obtenir de l'aide.
Quels sont les types de mauvais traitements dont s'occupent les tribunaux de la violence familiale ?
Les tribunaux de la violence familiale servent les femmes qui subissent des agressions ou des menaces
d'agressions physiques ou sexuelles de la part d'un partenaire intime ou d'un membre de la famille.
Que sont les tribunaux pour la violence familiale ?
En Ontario, les premiers tribunaux pour la violence
familiale ont été créés en 1997. Ils améliorent la façon dont le système juridique traite les affaires de violence familiale.
Ce nouveau système judiciaire est basé sur la réponse coordonnée de la communauté. Cela
signifie que vous, la victime, recevrez un meilleur soutien. Cela signifie aussi que la police et les procureurs de la Couronne emploient de nouvelles méthodes d'investigation et de poursuite des affaires de violence
familiale. Les procureurs de la Couronne reçoivent une formation particulière avant d'intenter des poursuites judiciaires dans ces affaires.
Le Programme d'assistance aux victimes et témoins
joue un rôle important devant les tribunaux. Il vous aide à comprendre la démarche judiciaire et vous aide à obtenir le soutien nécessaire devant le tribunal. Les employés et les bénévoles du programme d'assistance aux victimes et témoins vous donnent du soutien affectif. Nous en parlerons en détail plus loin.
Ce nouveau système judiciaire collabore avec les organismes communautaires. Il considère que l'accusé est responsable de ses actes et vous fournit du soutien et des ressources.
Les tribunaux pour la violence familiale
Dans certaines communautés ontariennes il y a deux nouvelles catégories de tribunaux (la liste des tribunaux se trouve à la dernière page de cette brochure). Tout en étant
différents, ces deux systèmes améliorent la réponse de la justice pénale à la violence familiale et offrent une réponse plus respectueuse et plus adaptée à vos besoins.
La première catégorie est celle des tribunaux
des plaidoyers dans les affaires de violence familiale, où sont entendues les affaires qui satisfont aux critères suivants :
- L'accusé est inculpé pour la première fois d'un acte de violence familiale.
- Vous n'avez pas reçu
des blessures graves ou visibles.
- Aucune arme n'a été utilisée durant l'attaque.
- Vous acceptez cette démarche après explications.
On vous a informés, vous et l'accusé, que s'il plaide coupable, le tribunal lui ordonnera de s'inscrire à un programme pour hommes agresseurs qui lui fournira des services de counseling. Ces programmes sont offerts
par les organismes communautaires.
Si vous le désirez, l'accusé peut habiter avec vous pendant qu'il suit le programme.
Un travailleur du programme pour hommes agresseurs vous contacte de temps en temps pour
s'assurer que vous êtes en sécurité et pour vous donner des renseignements.
Après avoir terminé le programme, l'accusé retourne devant le tribunal. Si vous êtes d'accord et si vous vous sentez toujours en sécurité
, l'accusé reçoit une condamnation qui n'est pas inscrite dans son casier judiciaire. Le juge décidera pendant combien de temps l'accusé sera mis en liberté surveillée.
Le deuxième catégorie de tribunaux est
pour les affaires où l'un des cas suivants se présente :
- L'accusé a déjà été inculpé au moins une fois,
ou
- Vous avez subi des blessures graves ou visibles
ou
- L'agresseur a utilisé une arme.
Une équipe ayant reçu une formation spécialisée s'occupe des affaires de violence familiale dans le cadre de ce système judiciaire. La police et les procureurs de la Couronne emploient de nouvelles méthodes pour
recueillir des preuves qui permettent de prouver qu'un acte de violence a été commis. La police peut vous demander la permission de filmer votre témoignage.
Dans le cadre du deuxième système, si l'accusé admet
sa culpabilité il est possible que vous ne soyez pas obligée d'aller devant le tribunal. Vous pouvez quand même le faire pour donner votre opinion au sujet de la punition. Au tribunal, la punition s'appelle condamnation.
Si l'accusé ne reconnaît pas sa culpabilité, un procès peut être intenté. Dans ce cas, vous devrez aller devant le tribunal raconter ce qui vous est arrivé.
Le tribunal doit
faire les adaptations nécessaires pour tenir compte de votre incapacité, afin que vous puissiez témoigner et comprendre ce qui se passe.
Si vous devez témoigner devant le tribunal, l'avocat de l'accusé vous posera
probablement des questions.
Le tribunal peut convoquer d'autres gens qui témoignent au sujet du crime. L'accusé peut lui aussi être appelé à témoigner.
Dans certaines régions de l'Ontario on emploie une combinaison
des deux catégories. Dans toutes les affaires de violence familiale, les employés du Programme d'assistance aux victimes et témoins communiquent avec vous afin de vous fournir du soutien pendant la durée du procès.
Comment le Programme d'assistance aux victimes et témoins peut-il m'aider devant le tribunal pour la violence familiale ?
Si vous avez été victime d'un crime, on vous considère à la fois victime et
témoin de ce crime. Les employés du Programme d'assistance aux victimes et témoins vous donnent du soutien pendant toute la durée du procès. Ils ne discutent pas les preuves avec vous. Leurs responsabilités comprennent notamment :
- S'assurer que le tribunal fait les adaptations nécessaires pour tenir compte de votre incapacité.
- Obtenir les services d'interprètes, y compris d'interprètes culturels et de langage ASL.
- Vous montrer le tribunal et vous expliquer où les divers gens s'assoient et quelles sont leurs responsabilités.
- Vous donner du soutien affectif.
- Vous tenir au courant de ce qui se passe au tribunal.
- Vous adresser à des organismes communautaires pour autres types de soutien.
- S'assurer que vous rencontrez le procureur de la Couronne et qu'il écoute votre témoignage. Le procureur de la Couronne présente les preuves au tribunal à votre nom.
Les employés du Programme d'assistance aux victimes et témoins peuvent aussi vous aider à rédiger une déclaration de la victime. Si l'accusé est condamné, vous avez l'occasion d'expliquer par écrit au juge les
répercussions que le crime a eues sur vous. Le juge tient compte de cette déclaration lorsqu'il décide la peine que l'accusé devra purger.
Les employés du Programme d'assistance aux victimes et témoins peuvent aussi
vous aider à soumettre une demande à la Commission d'indemnisation des victimes d'actes criminels. Cela signifie que vos pouvez demander au gouvernement de l'argent comme dédommagement pour les blessures physiques ou
affectives provoquées par l'acte de violence. Il n'est pas nécessaire de porter des accusations contre votre agresseur afin de pouvoir demander cette compensation.
Que se passe-t-il devant le tribunal ?
Les
avocats de l'accusé et le procureur de la Couronne posent des questions aux témoins pour aider le tribunal à comprendre les détails de l'affaire.
Le juge écoute le témoignage de chaque personne et vérifie les preuves
qu'un acte de violence a été commis. Ces preuves peuvent comprendre les bandes magnétiques de 911, les bandes magnétiques et les cassettes vidéo des entretiens avec la police. Le juge décide si le comportement violent
de l'accusé constitue un crime.
Le juge peut décider que les preuves sont insuffisantes pour condamner l'accusé. Cela ne signifie pas nécessairement que l'agression n'a pas eu lieu ou que le juge ne vous a pas crue.
Cela peut signifier qu'il n'y a pas eu suffisamment de preuves pour que le juge condamne l'accusé.
Si l'accusé est condamné, le juge écoute le procureur de la Couronne et l'avocat de l'accusé et prononce ensuite la
condamnation, qui peut être soit une amende, soit la mise en liberté surveillée, soit une peine de prison.
Si l'accusé est mis en liberté surveillée, le juge peut l'envoyer dans un programme pour hommes agresseurs ou
un programme de désintoxication.
Si vous avez peur de l'accusé, dites-le au procureur de la Couronne.
Si l'accusé est mis en liberté surveillée, le tribunal peut imposer des conditions pour votre protection.
Et si
la personne qui m'a fait mal est condamnée et enfermée en prison et je n'ai plus de soignant ?
Si le tribunal condamne l'accusé à une peine de prison, vous devez trouver des moyens pour combler vos besoins de soins.
Les groupes d'intervention au nom des personnes ayant des incapacités pourraient aider si les mauvais traitements ont été infligés par un auxiliaire ou un fournisseur de services. Autres organismes de votre région de
prestation de services et de soutien aux personnes ayant des incapacités peuvent également vous aider.
Comment ces tribunaux assurent-ils l'égalité d'accès des femmes ayant des incapacités, des femmes sourdes et
des femmes malentendantes ?
« En tant que femme sourde, je ne suis pas handicapée mais je me heurte aux mêmes obstacles que les femmes ayant des incapacités. Les services "génériques" ne font
généralement pas des adaptations pour tenir compte de mon langage et de ma culture. »
- Carole
Les tribunaux améliorent l'accès des manières suivantes :
- Ils rédigent des documents sous forme spéciale pour vous expliquer que vous avez le droit à des adaptations du système judiciaire à vos besoins, quelle que soit votre incapacité.
- Ils sensibilisent la police, les procureurs de la Couronne et les juges et leur donnent une formation afin qu'ils reconnaissent et réagissent à la discrimination que subissent les femmes ayant des incapacités,
les femmes sourdes et les femmes malentendantes, y compris les femmes de couleur, les femmes lesbiennes, les femmes autochtones ou les femmes dont la langue maternelle n'est ni le français ni l'anglais.
- Ils font des adaptations pour les femmes qui nécessitent une interprétation en langage ASL/LSQ, l'accès en fauteuil roulant, une interprétation et une traduction dans une langue autre que l'anglais et le
français, des intervenants au nom des personnes sourdes ou aveugles, une interprétation en symboles Bliss, de la flexibilité pour témoigner, etc.
Certaines de ces choses sont accomplies à présent dans les communautés où les tribunaux de la violence familiale existent déjà.
- Dans une affaire, on a eu recours aux services d'interprètes pour les sourds pour les personnes dont la langue maternelle n'est pas l'anglais ou le langage ASL.
- Dans une autre affaire, quelqu'un a accompagné à la barre une victime malentendante qui ne pouvait pas lire assez bien sur les lèvres et a sous-titré les débats.
- Les débats ont été raccourcis et l'on a fait des pauses pour aider une victime qui se fatiguait vite à cause de ses incapacités.
- On a organisé les débats à l'extérieur du tribunal dans des bâtiments accessibles.
- Des employés du tribunal et les procureurs de la Couronne ont appris quels étaient les problèmes psychiatriques d'une femme afin de faire les adaptations nécessaires au tribunal.
- Devant un autre tribunal, les avocats et le juge ont parlé lentement et clairement à une personne qui avait des difficultés à comprendre les questions compliquées.
Que peux-je faire si je ne veux pas appeler la police ?
Vous pensez peut-être que vous courez un plus grand risque de violence si vous divulguez les mauvais traitements maintenant, surtout si la personne qui
vous a fait mal est votre soignant. Vous avez peut-être peur que si vous signalez les mauvais traitements, vous n'aurez plus de contrôle sur ce qui vous arrive.
Vous pouvez élaborer un plan de sécurité en attendant
que vous soyez prête à demander de l'aide. Un plan de sécurité comprend les étapes suivantes :
- trouver une personne à qui vous faites confiance et lui parler de votre situation.
- trouver d'autres possibilités de recevoir des soins, un autre logement, etc.
- contacter des groupes des femmes ou des organismes d'intervention au nom des personnes ayant des incapacités et demander à un intervenant de vous aider.
Expliquer votre situation à quelqu'un à qui vous faites confiance. Obtenez autant de renseignements que possible relativement à vos choix.
Vous pouvez parler avec un conseiller, un travailleur social, un ami
proche, votre médecin ou un autre fournisseur de soins. Il est possible que vous parliez à beaucoup de gens avant de recevoir l'aide nécessaire.
Vous pouvez également demander de l'aide en appelant la Assaulted
Women's Help Line ou les lignes secours de votre ville. Si vous n'habitez pas dans la ville de Toronto, vous pouvez appeler Aide aux victimes au numéro sans frais suivant :
1-888-579-2447
À Toronto, composer le (416) 314-2447
Site web : http://www.gov.on.ca/vicline
Appelez la police si l'agresseur vous attaque ou menace de vous attaquer. Beaucoup de policiers ont reçu la formation nécessaire pour
s'occuper des mauvais traitements dans le cadre de relations et de familles. Ils peuvent vous aider à sortir de la situation en sécurité.
N'oubliez pas, ce n'est pas de votre faute si quelqu'un vous fait mal. Vous
avez le droit juridique de ne pas subir des mauvais traitements. Vous aurez une meilleure chance de changer la situation si vous connaissez vos droits. Vous ne méritez pas des mauvais traitements ; il y a des gens
qui peuvent vous aider.
Y a-t-il d'autres ressources disponibles ?
Il y a d'autres ressources pour vous aider à comprendre comment fonctionne le système de la justice. Certaines ressources ont été incluses
dans la liste suivante. Certaines d'entre elles peuvent être offertes gratuitement aux femmes ayant des incapacités.
Publications
- Do you know a woman who is being abused? [Connaissez-vous une femme qui subit des mauvais traitements ?]
Ce manuel sur les droits juridiques contient des renseignements détaillés sur le système juridique pour les femmes ayant subi des mauvais traitements, notamment une liste de ressources et des maisons d'hébergement
pour les femmes victimes de violence en Ontario. Disponible auprès du Community Legal Education en Ontario (CLEO) (416)408-4420
- Information and Resources for Abused Women in Rural Ontario [Renseignements et ressources pour les femmes victimes de mauvais traitements dans les communautés rurales de l'Ontario]
Cette brochure contient des renseignements pour les femmes qui vivent dans des communautés rurales et à la ferme. Disponible auprès de Education Wife Assault (416)968-3422
- Abuse is Wrong in Any Language [Les mauvais traitements font mal quelle que soit la langue]
Cette brochure s'adresse aux femmes immigrantes ou réfugiées qui subissent des mauvais traitements dans le cadre d'une relation ou au sein de la famille. Disponible auprès de Education Wife Assault (416)968-3422
- Safety Planning in Situations of Woman Abuse [Planification de la sécurité pour les femmes qui subissent des mauvais traitements]
Cette brochure offre des conseils aux femmes afin qu'elles se préparent avant de quitter une situation de violence familiale et analyse les conséquences juridiques de cette décision. Disponible auprès du Metro Woman
Abuse Council (416)392-5882
- Commission d'indemnisation des victimes d'actes criminels
Des brochures gratuites sont disponibles pour vous aider à remplir cette demande (416)326-2900
- Agression sexuelle : Guide du système de justice pénale (1994)
Ce guide contient des renseignements sur chaque étape de la démarche judiciaire. Disponible auprès du METRAC (416)392-3135
Ressources dans votre région:
Ministère du Procureur général de l'Ontario,
Programme d'assistance aux victimes et témoins (416)326-2429
Ils peuvent vous donner l'adresse du tribunal de la violence familiale de votre quartier et ils acceptent également les appels à frais virés.
Lignes secours, consultations d'urgence et aiguillage
- Assaulted Women's Helpline
- (416)863-0511; ATME (416)516-9738
- SOS Femmes (416)759-0138
- 1-800-387-8603
- Police 911 (voix ou ATME)
Ressources locales :
Services et renseignements juridiques
- Régime d'assistance judiciaire de l'Ontario
Téléphone : (416)598-0200; ATME : (416)598-8867
- Community Legal Education in Ontario (CLEO)
(416)408-4420
Ressources locales :
Organismes des personnes ayant des incapacités et organismes d'intervention
- The Ethno-Racial People with Disabilities Coalition of Ontario ERDCO
Téléphone : (416)977-8510; ATME : (416)977-9008
- Société canadienne de l'ouïe
Téléphone : (416)965-9595; ATME : (416)964-0340
- Institut national canadien pour les aveugles
Téléphone : (416)486-2500; ATME : (416)480-8645
- Association canadienne pour l'intégration communautaire
Téléphone : (416)661-9611; ATME : (416)661-2023
- Centre de la défense des droits des handicapés (ARCH)
Téléphone : (416)482-8255; ATME : (416)482-1254
- Association pour l'intégration communautaire de l'Ontario
(416)477-4348
- Association de Toronto pour l'intégration communautaire
(416)968-0650
- The Community Abuse Program of Rural Ontario (CAPRO)
1-888-573-6396
Organismes locaux :
Adresses des tribunaux pour la violence familiale et du Programme d'assistance aux victimes et témoins* (PAVT)
*Le Programme d'assistance aux victimes et témoins accepte des appels à frais virés de la part de femmes au (416)326-2429
TORONTO -- Old City Hall
"K" Court, 60, rue Queen O., Salle 160, Toronto (Ontario), M5H 2M4
Tél. : (416)327-5774; Télécopieur : (416)327-5787
PAVT
Salle 341A;
Tél. : (416)327-5959; Télécopieur : (416)327-6068
TORONTO-North York
1000, Ave. Finch O., Downsview (Ontario), M3J 2V5
Tél. : (416)314-4222; Télécopieur : (416)314-4234
PAVT
Tél. : (416)314-0009; Télécopieur : (416)314-0573
LONDON
1500, rue Dufferin, Bureau 202, London (Ontario), N6A 5N6
Tél. : (519)661-2883; Télécopieur : (519)661-2887
PAVT
80, rue Dundas, Rez-de-chaussée, Unité B, London N6A 2A2
Tél. : (519)660-3041; Télécopieur : (519)660-3087
HAMILTON
50, rue Main E., 5e étage, Hamilton (Ontario), L8N 1E9
Téléphone : (905)308-7230; Télécopieur : (905)308-7249
PAVT
125, rue Main E., 2e étage
Hamilton (L8N 3Z3
Téléphone : (905)577-8438
Télécopieur : (905)546-3894
WHITBY
3000 rue Garde, Bureau 300, Whitby (Ontario)
Téléphone : (905)430-4150; Télécopieur : (905)430-4151
PAVT
Téléphone : (905)430-4170; Télécopieur : (905)430-4161
NORTH BAY
360, rue Plouffe, North Bay (Ontario), P1B 9L5
Téléphone : (705)495-8313; Télécopieur : (705) 495-8363
PAVT
Téléphone : (705)495-8339; Télécopieur : (705)495-8336
OTTAWA
161, rue Elgin, Bureau 3045, Ottawa (Ontario)
Téléphone : (613)239-1200; Télécopieur : (613)239-1214
PAVT
Salle 3185
Téléphone : (613)239-1229; Télécopieur : (613)239-1214
BRAMPTON
7765, rue Hurontario, Boîte 428, Brampton (Ontario), L6V 2L7
Téléphone : (905)452-6626; Télécopieur : (905)455-9432
PAVT
141, rue Clarence, Brampton, L6W 3E6
Téléphone : (905)450-4797; Télécopieur : (905)450-4092
EDUCATION WIFE ASSAULT
REMERCIEMENTS
Cette brochure est le résultat des efforts collectifs de femmes ayant des incapacités, de représentants du système de la justice pénale et des
services pour les femmes. La brochure existe également en français et en gros caractères, en langage clair, sur disquette et sur bande sonore.
La version en anglais du chapitre sur les tribunaux de la violence
familiale existe en langage clair pour les femmes ayant un faible niveau d'alphabétisation.
Langage clair et conception : Nancy Friday-Cockburn
Illustration et mise en page : Margie Adam/ArtWork
Financé par :
Ministère des affaires civiques, de la culture et des loisirs du gouvernement de l'Ontario
Vous pouvez commander cette brochure auprès de :
Education Wife Assault
427, rue Bloor O., Boîte 7
Toronto (Ontario) M5S 1X7
Téléphone : (416)968-3422
Télécopieur : (416)968-2026