|
Les répercussions sur les enfants Faits à considérer
Les enfants qui sont témoins de la violence faite à leur mère subissent aussi
les conséquences de la violence. Ils risquent d'être violentés euxmêmes, d'avoir des problèmes d'adaptation au cours de leur enfance et de leur adolescence, et de perpétuer, le cycle de violence.
- Une enquête effectués en 1993 par Statistique Canada révèle que les enfants ont été témoins d'actes de violence contre leur mère dans quatre mariages sur dix dans lesquels des cas de violence conjugale ont été
signalés. (1)
- Une étude effectuée à Toronto ,révèle que les enfants sont aussi victimes d'agression physique dans 12 % des incidents de violence conjugale dont ils sont témoins. (2)
- Dans un sondage canadien sur la violence conjugale, les femmes ont indiqué que leur partenaire a maltraité leurs enfants physiquement (26 %), psychologiquement (48 % ) et sexuellement (7 %). (3)
- On apprend à être violent. Des études indiquent que, parmi les hommes qui maltraitent leur partenaire, de 40 à 60 % d'entre eux ont été témoins de violence conjugale durant leur enfance. (4)
- Les enfants qui sont témoins de violence conjugale éprouvent autant de problèmes d'adaptation que les enfants qui sont physiquement maltraités. (5)
- Les graves problèmes de comportement sont 17 fois plus fréquents chez les garçons et 10 fois plus fréquents chez les filles qui ont été témoins de violence conjugale. (6)
- Les enfants de femmes violentées réussissent beaucoup moins bien que leurs pairs dans les études, les activités et sports organisés, ainsi que la participation à la vie de la société. (7)
- Une étude révèle que plus de 50 % des jeunes contrevenants accusés d'infraction portant préjudice à autrui ont vécu dans un milieu familial violent durant leur enfance. (8)
- 25 % des enfants qui ont séjourné dans une maison d'hébergement pour femmes violentées ont indiqué qu'il était normal qu'un homme frappe une femme lorsque la maison est en désordre. Après des scéances de
consultation en groupe, aucun enfant n'était d'accord pour qu'un homme frappe une femme. (9)
- Les enfants des femmes violentées possèdent un certain nombre de caractéristiques communes, notamment: (10)
- ils se sentent coupables de la violence;
- ils manifestent des troubles physiques, comme des maux d'estomac et des maux de tête;
- ils ont un sommeil perturbé (cauchemars, insomnie);
- ils ont des problèmes d'alimentation (suralimentation ou sousalimentation);
- ils ont une définition rigide du rôle des sexes
- les filles sont soumises, passives, dociles et agissent comme les «petites servantes de leur mère»;
- les garçons sont agressifs, brutaux et manifestent un comportement autodestructeur.
- Des études démontrent que les problèmes d'adaptation d'un enfant sont davantage attribuables au niveau de violence au foyer dont il est témoin plutôt qu'à une séparation, un divorce ou la disparition des
parents. (11)
- Les enfant qui grandissent dans un milieu familial violent ne se comportent pas tous comme leurs parents. Une étude a révélé que seulement 12 % des garçons ayant grandi dans un milieu familial violent étaient
eux.mêmes violents à l'âge adulte. (12)
Notes bibliographiques
1. * Statistique Canada, Enquête sur la violence envers les femmes, Le Quotidien, 18 novembre 1993. . 2. * 2. Barry Leighton, Spousal Abuse in Metropolitan Toronto: Research
Report on the Response of the CriminalJustice System (Ottawa: ministère du Solliciteur général du Canada, 1989), 41. 3. Linda MacLeod, Pour de vraies amours... Prévenir la violence conjugale
(Ottawa, Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme, 1987), 32. 4. * Education Wife Assault, Fact Sheet on Wife Assault in Canada (Toronto: Education Wife Assault, 1985). 5. * Peter Jaffe et al., Simïlarities in Behavioural and Social MaladjustmentAmong Child Victims and Witnesses to Family Violence, American Journal of Orthopsychiatry 50 (1986), 142.
6. * D. A. Wolfe et al., Children of Battered Women: The Relation of Child Behaviour to Family Violence and Maternel Stress, journal of Clinical and Consulting Psychology 53 (1985), 657. 7. Ibid., 657. 8. * Peter Ja%, London Family Court Clinic, Annual Report (London, 1987). 9. * Peter Jaffe et al., Promoting Changes in Attitudes and Understanding of
Conflict Resolution Among Child Witnesses ofFamily Violence (Ottawa: Division de la prévention de la violenté conjugale, Centre national d'information sur la violence dans la famille, 1989), 7:
10. * Deborah Sinclair, Understanding WifeAssaùlt: A Training Manual for Counsellors andAdvocates (Toronto, 1985), 8889. 11. * Wolfe, Children of Battered Women, 658.
12. * Sinclair, UnderstandingWifeAssault, 87.
Ressources additionnelles
- * Maryleah Otto et Clover Clark, Never. No Matter What. (Toronto: The Women's Press, 1988).
- * Leslie Wright et Anne Macdonald. I Love My Dad But. Is Five Press, 1986.
- * Ministère de l'Éducation, Bibliography: Wife Assault and the Effects on Children. (Toronto Ministère de l'Éducation, 1990).
- * The Communiry Child Abuse Council of HamiltonWentworth. A Handbook for the Prevention of Family Violence, 1990.
- * Canadian Federation of Teachers. Thumbs Down: A Classroom Response to Violence Toward Women (Ottawa, 1990).
- * The Crown Prince,
37 minutes. Ce vidéo examine la question de la violence faite aux femmes d'un point de vue d'un jeune garçon de 15 ans. Disponible auprès de l'Office national du film, 18002677710.
(* ouvrages disponibles en anglais seulement) Par La
Direction générale de la condition féminine de l'Ontario (DGCFO) Liens en FrançaisRetour en haut |