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Les questions de santé

Faits â considérer

La violence conjugale a de graves répercussions sur la santé et le bienêtre des femmes. Elle entraîne souvent des blessures physiques, des troubles émotifs et même la mort.

  • La violence conjugale touchant les femmes handicapées peut avoir des conséquences physiques graves = une femme épileptique risque d'avoir une crise, une femme. atteinte de paralysie cérébrale risque d'avoir encore plus de difficulté à parler, à marcher ou encore avoir des spasmes, une femme diabétique risque de subir un choc insulinique. (1)
  • Les effets de la violence conjugale sur la santé mentale et le bienêtre d'une femme peuvent être tout aussi graves que des blessures physiques. Neuf incidents de violence sur dix ont des répercussions émotionnelles sur la victime.(2) Les femmes violentées ont tendance à être plus angoissées, à avoir plus de troubles somatiques et de dépressions que les autres femmes. (3)
  • Une étude de la Fondation de recherche sur la toxicomanie démontre que les femmes violentées par leur partenaire masculin ont tendance, dans 74 % des cas, à prendre plus de calmants et, dans 40 % des cas, à prendre plus de somniferes que les autres femmes. (4)
  • Une étude récente révèle que 83 % des femmes recevant des soins psychiatriques en établissement signalent qu'elles ont été victimes, à au moins une occasion, de violence physique grave ou d'agression sexuelle de la part de leur partenaire masculin. (5)
  • Une enquête effectuée en 1993 par Statistique Canada révèle que 45 % des femmes agressées par leur partenaire masculin subissent des blessures. Dans 43 % des cas, ces blessures nécessitent des soins médicaux. (6)
  • Avec le temps, les agressions physiques et émotives ont tendance à être plus fréquentes et plus graves. Ainsi, 63 % des femmes violentées l'ont été plus d'une fois, et 32 % font été plus de 10 fois. (7) Les blessures subies par les femmes violentées comprennent, entre autres, les bleus, les marques de coups, les brûlures, les dislocations et fractures, les commotions et les hémorragies internes.
  • 21 % des femmes violentées par leur présent ou ancien partenaire ont été victimes de violence durant une grossesse. (8)
  • Les femmes violentées semblent plus portées au suicide. Une étude révèle que, sur 225 cas de tentatives de suicide, 83 % étaient lé fait de femmes violentées.(9)

Questions â considérer

  • Les victimes de violence conjugale ne sont pas souvent diagnostiquées ou sont souvent mal diagnostiquées par les professionnels de la santé.
  • Une étude des dossiers des services d'urgence des hôpitaux a révélé que seulement 1 cas sur 25 de femmes violentées était détecté.' (10)
  • Les médecins évaluent souvent que 1 ou 2 % de leurs patientes sont agressées par leur partenaire. Selon des estimations modérées, au moins une femme sur huit au Canada est agressée par son  partenaire. (11)
  • Dans un hôpital de (Ontario, le nombre de cas déclarés de femmes violentées a augmenté de 1 500 % après l'adoption d'une politique et de procédures relatives à la violence conjugale. (12)
  • Des médicaments, comme les antidépresseurs et les tranquillisants, sont couramment prescrits aux femmes pour traiter les symptômes de la violence, tels que la dépression ou (anxiété. Cette situation peut contribuer à isoler et déprimer davantage les femmes violentées.

Notes bibliographiques

    1.   Disabled Women's Network (DAWN), Fiche d'information sur la violence faite aux femmes handicapées (Toronto: Direction générale de la condition féminine de l'Ontario).

    2. Statistique Canada, Enquête sur la violence envers les femmes, Le Quotidien, 18 novembre 1993.

    3. * Peter Jaffe et al., Emotional and Physical Health Problems of Battered Women Canadian Journal of Psychiatry 31 (Oct. 1986),'625.

    4. * J. Groeneveld et M. Shain, DrugAbuseAmong Victims ofPhysicaland SexualAbuse: A Preliminary Report (Toronto : Fondation de recherche sur la toxicomanie, 1989), 9.

    5. Terni Firsten,,Les femmes hospitalisées dans des établissements psychiatriques ou le rôle des agressions physiques et sexuelles (Toronto: Direction générale de la condition féminine de (Ontario, 1990), 11.

    6. Statistique Canada, Enquête sur la violence envers les femmes, Le Quotidien, 18 novembre 1993.

    7. Ibid.

    8. Ibid.

    9. * Marriage and Divorce Today: The Professional Newsletter for Family Therdpy Practitioners 10, no. 9 (Oct. 1984), 1.

    10. * E. Stark et al., Wife Abuse in the Medical Settzng: An Introduction for Health Personnel Domestice Violence Monograph Series, no 7 (April 1981).

    11. * S. Nuttal, L. Greaves et B. Lent, Wife Battering: An Emerging Problem in Public Health, Canadian journal of Public Health 76, no 5 (Sept. 1985)> 138.

    12. * Entretien personnel avec K. Adamowski, directeur adjoint, services sociaux, Hôpital général d'Ottawa (1989).

Ressources additionnelles

  • * Joan Bain, Spousal Assault: The Criminal justice System and the Rote of the Physician. Ontario Medical Review (Jan. 1989), 2028.
  • * Ontario Medical Association Committee on Wife Assault. Reports on WifeAssault. (Toronto: Ontario Medical Association, 1991).
  • Violence conjugale : Intervention infirmière auprès des femmes. Écouter le langage des maux... Instrument de travail. (Montréal : Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, 1988).
  • * Ridington, Jillian. Beating the Odds: Violence and Women with Disabilities. (Toronto: DAWN Canada, 1989).
  • * Wilcoxen, M. et S. Endicott Small. Assaulted Women: A Handbookfor Health Professionals. (Toronto: Education Wife Assault, 1982).
  • * Domestic Assault.~ There's No Excuse For l4 '25 minutes.

 Un vidéo sur la gestion d'un cas de violence conjugale dans un service d'urgence. Le vidéo a été réalisé par la police de HamiltonWentworth et le personnel d'un hôpital local. Disponible auprès de la police régionale de HamiltonWentworth, Ontario (416) 5464925.

 

(* ouvrages disponibles en anglais seulement)

Par La Direction générale de la condition féminine de l'Ontario (DGCFO)

Liens en Français

 

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